Questions / Réponses

Découvrez l’ensemble de nos questions / réponses

Retrouvez ci-dessous les questions les plus souvent posées sur notre projet et leurs réponses. Pour poser vos questions sur le projet, n’hésitez pas à nous écrire via la rubrique Contact.

Chaque question recevra une réponse individuelle du maître d’ouvrage durant la concertation ; nous nous efforcerons d’y répondre le plus rapidement possible. Vos questions serviront également à alimenter cette rubrique.

De manière générale, la localisation du projet « Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion » à environ 16 km de la côte limite les interactions avec les navires de plaisance. La zone d’implantation est par ailleurs relativement peu fréquentée par les navires de commerce. Des études sont en cours afin de caractériser finement la navigation sur la zone d’étude.

La ferme pilote de quatre éoliennes flottantes sera équipée d’un balisage maritime conforme à la réglementation. Des mesures de maîtrise des risques seront en outre proposées par le porteur du projet, de manière à assurer la sécurité des usagers de la mer durant les phases de construction et d’exploitation de la ferme pilote.

Le plan de balisage, la réglementation de la navigation aux abords de la ferme pilote, ainsi que les mesures de maîtrise des risques à la charge du porteur du projet seront discutés dans le cadre d’une grande commission nautique qui se réunira spécifiquement pour le projet, avant le démarrage des travaux.

La Méditerranée est très propice à l’accueil de parcs éoliens flottants, du fait de sa forte ressource en vent, des conditions de mer favorables (houle modérée, peu de courant) et présentant une grande superficie, où la profondeur d’eau est comprise entre 50 et 200 m au-delà de 15 km des côtes.

Le site de Leucate-Le Barcarès est ainsi idéal pour maximiser l’apprentissage de cette nouvelle technologie qui nécessite encore une étape de démonstration avant de se projeter plus loin. La profondeur d’eau est favorable (environ 70 mètres) et la distance à la côte est suffisamment importante pour que le parc soit peu visible. Le raccordement se fera sur le poste déjà existant de Saint-Laurent-de-la-Salanque et sera totalement souterrain depuis le large, en passant par la commune du Barcarès. Par ailleurs, l’extension du port de Port-La Nouvelle nous permettra d’y installer notre base industrielle et logistique pour assembler les éoliennes sur les flotteurs.

Les entreprises locales sont déjà mobilisées sur la phase d’études du projet, et continueront de l’être demain pour la construction et la maintenance du parc pilote pendant la phase d’exploitation.

Pour solliciter au mieux les entreprises de la région et développer le savoir-faire local, nous travaillons notamment avec les acteurs du développement économique que sont les CCI, les Agences de Développement, le Pôle de compétitivité DERBI et le Pôle Mer Méditerranée.

Par exemple, la réalisation de l’étude d’impact environnementale à elle seule mobilise actuellement 11 entreprises de la région Occitanie.

Le parc se situera à environ 16 km des côtes, les éoliennes seront donc peu visibles.

Conscient de l’importance du paysage pour les populations riveraines et l’attractivité touristique, des études seront réalisées par des bureaux d’études indépendants tout au long de l’année 2017. Les simulations visuelles du projet seront présentées au public, lors de la phase de concertation préalable, et leur réalisation suit un protocole rigoureux reconnue par les services de l’Etat.

Ces simulations seront également poursuivies pour alimenter les études paysagères, parties intégrantes de l’Etude d’Impact sur l’Environnement. Un cahier de photomontages sera présenté sur le site internet dès lors que les photomontages auront été réalisées. En outre, ils seront accessibles dans les communes dans le dossier d’Enquête Publique, courant 2018. Elles permettront à chacun d’apprécier la faible visibilité du projet depuis plusieurs points de vue remarquables du littoral, de jour comme de nuit.

Depuis 2015, le projet « Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion » a déjà fait l’objet de plus de 140 réunions avec les acteurs locaux et régionaux pour présenter le dossier, échanger et prendre en compte les avis et toutes les sensibilités. A la demande des porteurs du projet (LEFGL et RTE), une garante Madame Claude Brévan, a été désignée par la Commission Nationale du Débat Public le 5 avril dernier et des actions d’information et de concertation auprès des populations locales sont notamment menées avec son appui, du mois de juin à septembre 2017.

Deux réunions publiques, suivies chacune de 4 ateliers thématiques ouverts à tous, se tiendront sur Leucate et Barcarès, respectivement les 27 juin et 5 juillet prochain à partir de 17h30. Une réunion publique de restitution des échanges est prévue courant septembre.

Des points d’information seront mis en place en juillet et août, à l’office du tourisme du Barcarès (le Lydia) et à Leucate (espace Henry de Monfreid, Port Leucate), ainsi que des dossiers de concertation mis à disposition dans les mairies de Leucate et du Barcarès.

Enfin le site internet du projet met à disposition une plateforme d’échanges pour recueillir questions et avis. Les réponses seront publiées sur le site internet, dans la rubrique « La concertation / Les questions-réponses ».

Le public peut également adresser ses observations et propositions au garant, par email : claude.brevan@wanadoo.fr ; ou par courrier à l’adresse suivante : Commission Nationale du Débat Public, à l’attention de Claude Brévan, 244 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris.

Cette concertation se poursuivra ensuite tout au long du développement du projet et continuera à intégrer le plus grand nombre, notamment les élus, les associations, les organisations professionnelles, les riverains et les touristes.

La technologie de flotteur retenue pour le projet EFGL a déjà été testée 5 ans en Atlantique avec un premier suivi environnemental complet.

L’analyse préalable des enjeux et des sensibilités du projet a mis en évidence des enjeux faibles à modérés, les plus notables étant liés à l’usage de la zone pour la pêche et le tracé du raccordement terrestre. L’éloignement du projet à la côte, le caractère intrinsèque de l’éolien flottant évitant le recours à des fondations posées, l’utilisation d’éoliennes de forte puissance limitant leur nombre, l’enfouissement du câble de raccordement tant sur la partie maritime que terrestre, sont des mesures d’évitement qui réduisent fortement les impacts environnementaux potentiels du projet.

Des études environnementales, encadrées réglementairement et prenant en compte l’état initial du site, seront menées tout au long du projet. Une fois les effets du projet évalués dans le cadre de l’Etude d’Impact sur l’Environnement, un suivi environnemental se poursuivra pendant les phases de de construction et d’exploitation du parc, afin de maximiser les apprentissages.

L’implantation du parc pilote au sein du Parc naturel marin du golfe du Lion constitue par ailleurs une occasion unique d’en faire un projet exemplaire, respectueux de l’environnement et des usages, et un laboratoire d’innovations écologiques.

Nous travaillons en collaboration avec les Comités des Pêches (Régionaux et interdépartemental) et les Prud’homies. Il s’agit d’identifier les activités de pêche présentes et d’évaluer les incidences du parc éolien sur ces activités. Ce type d’étude se réalise au travers des campagnes de pêche effectuées sur des navires de pêche professionnelle et de collectes de données auprès des différents organismes de représentation et de gestion de la pêche à l’échelle régionale.

Cette collaboration avec les pêcheurs et les représentants de la profession est nécessaire dès les prémices du développement (définition d’une zone de moindre impact, réalisation d’études d’impact sur la ressource halieutique et sur l’activité de pêche), jusqu’à la construction du projet (conception du parc, utilisation des moyens nautiques, lien permanent durant les travaux d’installation).

Notre ambition est d’aboutir à un projet co-construit, ancré territorialement et accepté par les usagers historiques de la mer, clef de voute d’un développement réussi.

La filière de l’éolien flottant s’inscrit dans la double continuité

  • de l’ingénierie parapétrolière pour le flotteur, qui bénéficie directement de l’expérience accumulée et des règlementations existantes ;
  • de l’éolien en mer posé, avec des éoliennes éprouvées, de forte puissance, des niveaux de disponibilités maîtrisés et des coûts en forte baisse.

A ce jour, seuls quelques prototypes d’éolien flottant ont été mis à l’eau :

  • Le prototype WF1 ou WindFloat 1 (éolienne de 2 MW installée sur un flotteur semi-submersible conçu par PPI) a été installé le 22 octobre 2011 sur le site d’Agucadoura au Portugal, à cinq kilomètres des côtes. Après 5 années de tests et une production d’électricité supérieure à 17 GWh, flotteur et turbine ont été comme prévu démantelés au cours de l’année 2016. C’est cette technologie de flotteur, déjà éprouvée avec succès au stade du prototype, que nous avons retenue pour notre projet.
  • Le projet Hywind de Statoil en Norvège avec une éolienne Siemens de 2,2 MW montée sur un flotteur type Spar, mise à l’eau en 2009 et connectée au réseau. Plusieurs systèmes de ce type sont en cours d’installation en Ecosse.
  • Le prototype WF1 ou WindFloat 1 (éolienne de 2 MW installée sur un flotteur semi-submersible conçu par PPI) a été installé le 22 octobre 2011 sur le site d’Agucadoura au Portugal, à cinq kilomètres des côtes. Après 5 années de tests et une production d’électricité supérieure à 17 GWh, flotteur et turbine ont été démantelés au cours de l’année 2016. C’est cette technologie de flotteur, déjà éprouvée avec succès au stade du prototype, que nous avons retenue pour notre projet ;
  • Le Japon expérimente lui aussi l’éolien flottant depuis 2013. Deux éoliennes flottantes de 2 et 7 MW et une sous-station flottante ont été installées à 20 km au large. D’autres devraient suivre bientôt.

La prochaine étape sera celle des projets de démonstration. En France, l’Appel à projets de l’ADEME vise la construction à l’horizon 2020 de parcs pilotes connectés au réseau électrique, afin de positionner la France comme le leader mondial de cette filière émergente à très fort potentiel de développement.

Le coût total du projet – développement, construction, exploitation et raccordement au réseau – est actuellement estimé à 180 millions d’euros.

Des aides d’État devraient être allouées au projet. Elles sont encadrées par l’ADEME, dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir. Leurs modalités et leur montant seront précisés en amont de la réalisation du projet.

Rappelons qu’un projet pilote vise à démontrer la viabilité technique et économique d’une nouvelle technologie, en condition et à taille réelle mais avec un petit nombre d’unités. C’est une étape essentielle avant de pouvoir envisager demain des installations de plus grande envergure, qui bénéficieront du retour d’expérience acquis, de l’effet d’échelle ou encore de l’industrialisation, pour baisser les coûts.

L’ambition de notre groupement vise, à travers ce projet, à positionner rapidement l’éolien flottant comme une énergie compétitive intégrée au mix énergétique.